Dans le monde du jeu,  de nombreux jeux de sociétés sont identifiés de coopératifs. Hélas, ce terme est souvent mal utilisé.  Nous proposons de clarifions de distinguer les jeux collaboratifs des jeux coopératifs.

Jeux collaboratifs

 

Ludiquecube-coopératif-1024x790Ils donnent à tous les joueurs de poursuivre un objectif commun. Ce dernier ne peut être atteint que par l’entraide et la solidarité. Le défi proposé oblige la mobilisation et la concertation de chacun des participants. Il ne s’agit pas de gagner sur l’adversaire mais de faire équipe pour gagner ou perdre ensemble.

Voici quelques jeux : parachute collaboratif – crayon collaboratif – cube collaboratif – Fantômes piégés – le petit verger

Très présent dans les classes des enseignements maternelles et primaires, les jeux collaboratifs disparaissent par après. Dans le meilleur des cas, certains réapparaissent dans le cadre d’un cours d’éducation physique.

Les objectifs visés sont multiples :
– Modifier les représentations sur le jeu souvent associées à la compétition
– Favoriser le « vivre ensemble » en développant des valeurs (respect, solidarité, coopération) ou des
comportements (entraide, écoute, esprit d’équipe, cohésion du groupe, interactions)
– Organiser des situations de communication
– Réactiver les concepts étudiés en classe

Jeux coopératifs

Les jeux coopératifs se distinguent des jeux collaboratifs par le fait qu’ils attribuent un rôle et des compétences différentes à chaque joueur. C’est ensemble, sous la pression du temps, qu’ils vont devoir oeuvre pour sauver la terre, la population.

Dans un jeu coopératif, les joueurs trouvent un bénéfice réciproque à aider et à se faire aider.

Parmi les objectifs à atteindre, on retrouve : un ennemi à vaincre, un phénomène naturel à éviter, une équipe à battre, tout le monde gagne ou tout le monde perd, une ou ou plusieurs possibilités d’entraide entre les partenaires.

On distingue différents types de jeux coopératifs :
– Les jeux compétitifs : la victoire d’un joueur ne peut être atteinte que par l’alliance avec d’autres
joueurs. Il s’agit plus de collaboration que de coopération.
– Les jeux d’équipe : la victoire ou la défaite est partagée par plusieurs joueurs.
– Les jeux semi-coopératifs : la victoire s’acquière seul, mais c’est le jeu qui l’emporte si les joueurs jouent de façon trop personnelle.
– Les jeux de pseudo-coopération : les joueurs se liguent tous contre un seul joueur.
– Les jeux coopératifs au niveau de la stratégie ou du défi à relever.

Voici quelques exemples de jeux de société pour l’enseignement :  Blackstories, Saboteurs – Pandémie, les taxis de la Marne, la glace et le ciel, Hannabi, Mystérium.

Si les jeux collaboratifs permettent à un groupe de se connaîre et de se souder. Les jeux coopératifs développent dans l’esprit des joueurs que la mobilisation des compétences de chacun permettra de résoudre une problématique.

Apprendre à coopérer, à travailler ensemble, à partager ses ressources se fera progressivement à l’aide d’expérience, d’un vécu commun, de nombreuses parties et d’un débriefing.

Pour tout apprentissage après un jeu, le débriefing est une étape essentielle car il favorise la prise de conscience et le transfert des acquis.