Principes et valeurs 

Coopérer, faire ensemble une tâche déterminée. La coopération permet de développer l’intelligence interpersonnelle. Pour ceux qui la possèdent déjà, l’apprentissage coopératif leur apportera plaisir et efficacité.

Pour comprendre ce que l’on entend par la pédagogie coopérative, nous nous baserons sur la définition d’Howden et Martin (199 :7). Selon eux, « l’apprentissage coopératif est une approche interactive de l’organisation du travail qui met l’emphase sur le travail de l’équipe. Des élèves de capacité et de talent différents y ont chacun une tâche précise et travaillent ensemble pour atteindre un but commun.

Cette pédagogie donne la possibilité à un groupe de jeunes de profiter des compétences spécifiques de chacun et de construire de nouveaux talents par l’échange, tout cela, dans un environnement naturel d’interaction humaine.

Pour qu’il y ait une pédagogie de coopération, il faut respecter certaines conditions. Les 3 premières peuvent se faire sans aucune difficulté par les jeunes, les 3 dernières dépendent du bon vouloir de l’enseignant.

  • un climat favorable à la coopération : il s’agit de développer un esprit d’équipe. A cette fin, il faudra que les membres apprennent à se connaître, définissent une identité de groupe, respectent les difficultés de chacun et offrent un soutien à l’apprentissage.
  • la composition du groupe: si le groupe est composé par les élèves et non par l’enseignant, il est important qu’il dépasse le simple critère de l’amitié. En effet, la composition du groupe doit être hétérogène en tenant compte des compétences, des intelligences, du sexe des individus, etc. Avoir profilé l’ensemble de la classe facilite donc le travail de composition des groupes.
  • l’interdépendance et la responsabilisation: ensemble les apprenants devront définir les rôles de chacun, préciser les objectifs du groupe et développer un sentiment d’empathie pour les membres.
  • Le développement d’habilités de coopération : apprendre à travailler ensemble, à gérer un groupe, à écoute l’autre, cela s’apprend. L’enseignant peut aider à acquérir ces compétences et rendre ainsi le travail de ses élèves plus efficace.
  • La prise d’une posture réflexive sur le groupe et son fonctionnement : idéalement, l’enseignant doit favoriser le questionnement de ses élèves sur leur fonctionnement, le comportement de chacun, la réalisation du produit, etc.
  • Un statut de consultant et de facilitateur du professeur. Ce dernier a pour mission de lancer la tâche, d’observer et de réguler s’il voit que certains groupes dysfonctionnent.

 

Toutes ces conditions vont permettre aux jeunes de développer l’intelligence intrapersonnelle et améliorer leur dynamique interpersonnelle.

Réfléchir à l’application et respecter ces conditions vous permettra de différencier la mauvaise expérience du travail de groupe où le travail de chacun des membres est aléatoire d’un apprentissage coopératif efficace et plaisant ou chacun est acteur.