Activités coopératives

S’inspirant de Salvin, Baudrit  distingue de nombreuses activités coopératives.

 

1) Le TGT (Salvin, 1990)

 

Le TGT ou Team Game Tournament (Tournoi en jeux d’équipes) est une combinaison de coopération intragroupes et de compétition intergroupes.  Le processus se divise en deux temps.

Le premier est dirigé par le formateur. Ce dernier transmet l’apprentissage à son groupe et divise par la suite son groupe en équipes de 4-5 apprenants de niveau hétérogène qui devront s’entraîner à acquérir l’objet : le savoir, la tâche, etc.

Comme le propose Chamberland (2006 : 88) il peut être intéressant de recourir à un « bumping d’équipes » qui permettra pendant un temps limité de changer les membres d’une équipe afin de lancer une nouvelle dynamique.

Le second temps est une phase d’évaluation des acquis à travers des jeux concours, des défis et des tournois. Les affrontements mettent face à face deux joueurs d’équipes différentes mais de niveaux semblables. Le formateur pose les questions et les attribue aux participants. Chaque équipier devra montrer sa maîtrise de la matière pour pouvoir rapporter des points à son équipe.  Il est donc important, que dans la phase d’entraînement, les différents membres du groupe aident et vérifient le niveau d’acquisition de leurs équipiers.

Le formateur peut recourir à deux types de tournois : en petites équipes de 4-5 participants.

Les tournois en petites équipes augmentent l’efficacité du processus. En effet, chaque équipier se noie moins dans la masse du groupe et doit donc participer.

Ce système favorise une compétition interpersonnelle ainsi qu’une compétition intergroupale. En effet, le processus prévoit la mise en avant du meilleur groupe via un certificat ou un autre système de félicitations.

 

2) Le STAD (Salvin, 1990)

Le STAD ou Student Team Achievement Divisions est un processus collaboratif qui est récompensé pour les apprentissages individuels de chaque membre du groupe.

Le processus du STAD est identique à celui du TGT. La première différence se situe au niveau de l’attribution des points. Ceux-ci sont liés aux progrès ou non-progrès de chaque participant par rapport aux résultats antérieurs.

Comme dans le TGT, chaque équipier rapporte ses points à son équipe. Dans le STAD, le plus important est le challenge réalisé avec soi-même. L’équipier concourt d’abord avec lui-même.

 

3)Le TAI (Salvin, 1995)

Le TAI ou Team Assisted Individualization (individualisation assistée par une équipe) est une

activité d’apprentissage coopératif qui s’adresse à des groupes hétérogènes au niveau de leur maîtrise d’une matière.

Le formateur compose des groupes hétérogènes de 4-5 apprenants qui travailleront ensemble sur une séquence d’apprentissage. A cette fin, ils auront un dossier reprenant les explications, des exercices ainsi qu’un correctif. Ce dossier est composé de plusieurs parties correspondant chacune à un niveau de difficulté.

Chaque équipier aide son voisin et exerce un contrôle sur l’activité et la maîtrise de ce dernier.

A la fin de l’apprentissage, chaque équipe recevra un état des réussites de l’équipe en fonction des niveaux réussis par l’ensemble de l’équipe.

Pour Slavin, ce  processus d’apprentissage coopératif est intelligent car il intègre récompenses d’équipe, responsabilité individuelle et individualisation de l’enseignement.

Toutefois, il demande au formateur la création de nombreux outils conçus en fonction des niveaux de maîtrise de la matière.

 

4) le Jigsaw-Teaching

Le Jigsaw est un enseignement en puzzle qui se déroule en trois étapes : individuel, entre experts, au sein du sous-groupe hétérogène de 6 participants.

  • Individuel : après avoir divisé l’objet de l’apprentissage en plusieurs parties, le formateur répartit chaque unité à un nombre de participants équivalents.
  • Entre experts : cette phase permet à tous les participants qui ont découvert la même unité de se réunir et de mettre ensemble leurs compréhensions, incompréhensions et explications.
  • en sous-groupe : une fois que chaque expert a eu l’occasion d’augmenter son expertise par la coopération avec ses pairs, le formateur compose des sous-groupes reprenant un représentant de chaque unité. Au sein de son sous-groupe, chaque participant devra former ses collègues afin de transférer ses acquis.

Si le groupe travaille sur l’acquisition d’une procédure, l’ordre de présentation des unités sera important. Il peut être envisagé d’évaluer individuellement les acquis.