Apprendre à l’aide des intelligences visuo-spatiale et kinesthésique

90% des apprenants ont soit l’intelligence visuo-spatiale, soit l’intelligence kinesthésique en dominante. Proposer à un apprenant en difficulté une technique mobilisant ces deux intelligences est efficace d’autant plus si l’outil facilite la compréhension et la synthèse. Pistes de réflexion pour mobiliser les intelligences visuo-spatiale et kinesthésique.

 La schématisation

Apprendre c’est comprendre. Comment fait-on pour savoir si l’on a compris ou si l’on a intégré la matière ? Pour les cours pratiques, il suffit de refaire des exercices, mais pour la théorie comment fait-on ?

L’expérience montre que l’on ne sait pas schématiser ce que l’on ne comprend pas à 100%. Prenons par exemple des concepts  connus :

  • Démocratie
  • République
  • Empereur
  • Monarchie constitutionnelle
  • Tsar

Essayez de représenter graphiquement la signification de chacun de ces concepts. L’objectif n’étant pas de retrouver le mot mais son sens.

Vous n’y arrivez pas ? Votre maîtrise de ces concepts est trop faible.

La schématisation permet bien plus que vérifier ou développer sa compréhension. Elle favorise la mémorisation. En effet, lors de l’exercice, son auteur est obligé de réfléchir et d’établir des liens logiques.

Voici comment on pourrait représenter une notion du concept de démocratie :

Les intelligences visuo-spatiale et kinesthésique

Une fois que les informations à retenir sont multiples, il est nécessaire de les ordonner :

– Pour un texte « chronologique » : technique du fer à cheval. Une case = une phrase

– Pour un chapitre : technique des ovoïdes. Un œuf = un chapitre. Un œuf dans l’œuf principal = un sous chapitre

– Donner une vue d’ensemble à des informations simples = un mandala

– Donner une vue d’ensemble et catégoriser des informations = une carte mentale

 

Visualmapping

Le Visual Mapping regroupe tous les modes de schématisation qui peuvent faciliter la communication d’informations à un tiers. Pour être capable de faire du Visual Mapping, il est essentiel de savoir de la facilitation visuelle ou graphique.

Pouvant être réalisé pendant un discours, avant un exposé et servir d’illustration pendant celui-ci, conçu par plusieurs personnes au sein d’un groupe à tâche, la réalisation d’un poster, d’une fresque en facilitation visuelle donne la possibilité à son auteur de laisser dans sa mémoire une image mentale puissante ainsi que des liens logiques de qualité.

On apprend par la différence et plus difficilement par la ressemblance : changer l’écriture, la police, les couleurs, les illustrations attirent le regard et favorise la mémorisation des informations.

Les intelligences visuo-spatiale et kinesthésique

 

 

Le mandala

Le mandala est un terme sanskrit qui signifie « cercle ». Occupant une place importante dans le bouddhisme, il a été détourné de son utilisation première de recentrage sur soi pour devenir un outil pédagogique : un schéma qui donne la possibilité de mémoriser visuellement un objet ou de réactiver une notion étudiée.

Utiliser de manière préférentielle en maternelle et primaire, son utilisation est simple. En effet, sa structure souple n’oblige pas son auteur à catégoriser les informations avec précisions et à établir des liens logiques.

En classe, les activités sont multiples. Le mandala peut :

– être conçu par l’élève

– être donné par l’enseignant et colorié par l’apprenant

– être complété par le jeune

La carte mentale

Dans la littérature, la carte mentale porte de nombreux noms : mindmapping – schéma heuristique – topogramme, carte d’organisation d’idées. Tony Buzan, le père de la carte mentale nous fournit un outil favorisant la compréhension, la mémorisation et la définition de liens logiques.

Sa réalisation demande un effort intellectuel plus important. Il laisse donc une trace plus importante. En effet, il ne s’agit pas de réaliser un brainstorming sous la forme d’un soleil mais réfléchir au développement de chaque rayon, de déterminer quelles sont les informations qui peuvent faire partie d’une même unité.

Le schéma heuristique peut prendre différentes formes :

– linguistique ou plutôt visuelle

– réalisée à l’ordinateur ou à la main

– conçue avec des post-it, des magnets, des marqueurs, des crayons, des collages

– élaborée seul ou en sous-groupe

– produite sur une feuille A4, sur un poster, sur le sol

– etc.

La carte mentale est un schéma structurant et visuel qui peut être utilisé pour :

organiser les idées en vue de rédiger un travail,
résumer un livre, un chapitre de livre,
réviser en vue d’un contrôle, d’un examen,
prendre des notes,
mémoriser des personnages, des définitions,
apprendre une langue,
comprendre ou faire comprendre une situation,
réaliser un exposé,
etc.

Quels sont les effets bénéfiques de la carte mentale ? Elle permet :
de faire travailler les deux hémisphères du cerveau et donc de mieux mémoriser,
de comprendre plus rapidement une situation,
d’établir des liens entre des idées,
de saisir rapidement certains éléments par l’ajout de couleurs, d’illustrations,
de mémoriser et de restituer les informations, plus particulièrement avant et pendant des examens,
de travailler en équipe, à l’aide d’une carte que tous comprennent,
de passer à l’action, par exemple pour un projet, etc.Au niveau de l’élève, les atouts du schéma heuristique sont nombreux :
réalisation rapide.
visualisation « d’un seul coup d’œil » un chapitre de cours ou un sujet.
structuration des idées.
amélioration de la compréhension du sujet.
mémorisation plus efficace.

La carte mentale est un schéma structurant et visuel qui peut être utilisé pour :

• organiser les idées en vue de rédiger un travail,
• résumer un livre, un chapitre de livre,
• réviser en vue d’un contrôle, d’un examen,
• prendre des notes,
• mémoriser des personnages, des définitions,
• apprendre une langue,
• comprendre ou faire comprendre une situation,
• réaliser un exposé,
• etc.

Quels sont les effets bénéfiques de la carte mentale ? Elle permet :
• de faire travailler les deux hémisphères du cerveau et donc de mieux mémoriser,
• de comprendre plus rapidement une situation,
• d’établir des liens entre des idées,
• de saisir rapidement certains éléments par l’ajout de couleurs, d’illustrations,
• de mémoriser et de restituer les informations, plus particulièrement avant et pendant des examens,
• de travailler en équipe, à l’aide d’une carte que tous comprennent,
• de passer à l’action, par exemple pour un projet, etc.
Au niveau de l’élève, les atouts du schéma heuristique sont nombreux :
• réalisation rapide.
• visualisation « d’un seul coup d’œil » un chapitre de cours ou un sujet.
• structuration des idées.
• amélioration de la compréhension du sujet.
• mémorisation plus efficace.

Comment réaliser concrètement une carte mentale ?
– Placer le sujet (du chapitre, de l’exposé, de la séquence de cours) au centre de la feuille.
– Faire partir de cette idée des branches principales. Utiliser des couleurs différentes pour mettre les idées distinctes en évidence.
– Détailler les branches principales en branches secondaires. Ajouter des sous-branches autant que cela parait nécessaire. Veiller à bien hiérarchiser les idées : plus on s’éloigne du centre, plus on passe du général au particulier.
– Compléter le schéma. Éventuellement, ajouter de la couleur, associer à chaque mot clé un dessin, utiliser des symboles.

Une fois la carte mentale réalisée, il faut l’afficher à un endroit stratégique afin de la voir souvent. Visualiser mentalement la carte, régulièrement et, si nécessaire, rajouter des éléments ou la modifier.

Une carte mentale est en constante évolution. Le lendemain, sa structure pourrait être réaménagée et/ou enrichie de nouvelles idées qui viennent constamment à l’esprit.

Cet outil est d’une souplesse phénoménale car « l’auditif » ou celui qui maîtrise bien l’écrit pourra mettre beaucoup de mots-clés, « le visuel » majoritairement des schémas et des images, « l’artiste » le faire à la main et l’élève qui a des problèmes de concentration en classe l’utilisera comme outil de prises de notes.

Étudier une carte mentale?
La carte mentale ne peut faire l’objet d’une évaluation. En effet, elle doit rester un outil de méthode qui rassure et non qui peut faire peur. Cependant, il peut être intéressant de permettre aux élèves de l’utiliser pour une petite interrogation. L’objectif étant de mettre en évidence les qualités de structure, de lisibilité de la carte mentale et de leur faire prendre conscience, qu’à nouveau il s’agit d’une nouvelle porte d’entrée pour la la mémorisation de plus grosses matières lors des examens, pour ne pas confondre tous les livres qu’ils ont lu, les mouvements littéraires étudiés ou avoir une vision globale des règles de grammaire.

Quelques principes :
– La mémorisation commence lors de la réalisation de la carte mentale.
– Un apprenant ne mémorise pas que la carte mentale. Il fait des aller-retour entre sa carte et son cours.
– La carte permet de réactiver plus régulièrement sa matière.
– Une carte peut se refaire sur une feuille, sur un tableau blanc, dans sa tête ou en la dessinant sur le sol en se déplaçant.

Le storytelling

Le « Storytelling » est une méthode de communication fondée sur la structure narrative d’un discours que l’on retrouve dans les contes et les récits.

Il se compose de cinq parties : une situation initiale : présentation des personnages (enfants) – environnement, un élément perturbateur, des péripéties : éléments faisant évoluer l’histoire, éléments de résolution : la clé du problème et situation finale.

Les  règles :

  • Une présentation = 1 pitch (une histoire simple)
  • Un pitch est simple et compréhensible, pas spécialement beau.
  • Un pitch répond à 3 questions : quoi ? Comment ? Pour générer quoi ?
Les personnages :

  • Le héros : celui qui agit, qui a un but et que l’on retrouve tout au long de l’histoire.
  • L’opposant : celui qui permet au héros de démontrer ses performances.
  • L’adjuvant : celui qui aide le héros à atteindre son but.

 

Les personnages :

  • Le héros : celui qui agit, qui a un but et que l’on retrouve tout au long de l’histoire.
  • L’opposant : celui qui permet au héros de démontrer ses performances.
  • L’adjuvant : celui qui aide le héros à atteindre son but.

 Le fer à cheval

Pour schématiser des phrases, un paragraphe, une strophe ou un texte entier, on peut recourir à la technique « du fer à cheval ». Le principe est simple : dessiner un « fer à cheval », diviser ce dernier en autant de cases qu’il y a de phrases à retenir dans l’ordre et schématiser au mieux chacune d’elles.

Lors de l’utilisation de cet outil, il est nécessaire de déterminer s’il faut être capable de retrouver l’idée ou les mots exacts de la phrase. Un mot peut être remplacé par un synonyme et l’ordre des mots a moins d’importance. Par logique, les dessins respecteront le mieux possible l’ordre des mots de la phrase.

L’élève devra alors :

Diviser le fer à cheval en autant de cases qu’il a d’éléments. Ajouter à ce nombre : une première case qui lui permettra d’expliciter la nature de l’objet qu’il explique (Le Père Goriot, tel auteur, tel type de roman…) et une dernière case qui servira de conclusion par rapport à sa schématisation : que doit-il retenir ?

Les ovoides

La technique des ovoïdes donne la possibilité de schématiser des contenus plus importants : un chapitre d’un cours par exemple. Pour cela, il faut tracer une forme ovoïde sur une feuille A3 ou A4. La taille de la feuille dépendra de l’importance du contenu à schématiser.
Au début, on trace toujours un ovoïde le plus grand possible qui représentera le chapitre, l’ensemble.

Dans l’ovoïde, on dessine des ovoïdes plus petits qui correspondront aux différents sous-chapitres.

Il faut veiller à ce que les ovoïdes soient :

  • de couleurs différentes
  • non alignés
  • non parallèles
  • espacés les uns par rapport aux autres

Les informations seront schématisées au sein de chaque ovoïde.

Il ne faut pas oublier de donner un titre au schéma… sous forme de dessins.

Le sketchnoting

Le « Sketchnoting » est une prise de notes qui se fait en une page, intégrant du texte et des idéogrammes.

Le principe de base est l’utilisation des techniques du « Visual Mapping ». L’auteur veillera à limiter le nombre minimum de couleurs, à mettre la structure en évidence avec des bannières et à employer des séparateurs afin de mettre en évidence les différentes parties du discours.

La Message Map

La « Message Map » est une technique de synthèse qui permet d’identifier les 3 informations importantes d’un discours et de sélectionner les éléments de preuve.

 

Les intelligences visuo-spatiale et kinesthésique

 Le tubbing

La technique du «Tubbing» part du principe que tout le monde sait lire un plan de métro.

Elle consiste à aligner les étapes d’un processus, les éléments d’une table des matières sur le schéma d’un « plan de métro ».

Les intelligences visuo-spatiale et kinesthésique

Le webbing

Le « Webbing » est un type de schéma qui permet de relier des concepts, des idées entre elles sans chercher à réfléchir à la structure du schéma ou à la catégorisation des éléments.

 

Les intelligences visuo-spatiale et kinesthésique

Le nuage de mots 

Travail graphique, il met en évidence les concepts récurrents en travaillant sur l’écriture des mots.

La double carte à penser 

Ce schéma donne la possibilité à son auteur de réaliser une comparaison entre deux concepts en identifiant les points communs et les différences.

Le Lego Serious Play 

Basé sur le célèbre jeu, le lego serious play est un processus qui favorise la réflexion et qui aide à établir un dialogue efficace au sein d’un groupe. Activités de groupe, cet outil demande aux personnes de construire une structure symbolique en Lego, individuellement ou en sous-groupe, et ce sur une thématique précise. La construction sera suivie automatiquement d’une explicitation de(s) auteur(s).

Intérêt de la schématisation

Les intelligences visuo-spatiale et kinesthésique

Aller plus loin ? www.kmim.eu